Selky n’a plus peur de la foudre…

J’ai eu en 1998 (j’avais alors 17 ans) une myélite transverse au niveau cervical.
Un nom barbare pour une maladie sournoise.

Je révisais mon bac de français sur mon lit (ne me jette pas la pierre : je n’ai jamais su travailler sur un bureau), quand j’ai senti que quelque chose de bizarre m’arrivait : des fourmillements partout dans le corps et surtout : mes jambes ne me répondaient plus… Paralysie du côté droit et de la vessie.
Deux jours d’interminable attente (les docteurs ne savaient pas quoi faire de moi) plus tard et un tour d’hélicoptère en prime, me voilà à Montpellier pour me faire des examens plus poussés : ponction lombaire – moultes séjours dans le tunnel de l’angoisse / IRM – potentiels évoqués – électrodes dans la tête – décharges partout – visites de courtoisie du staff médical (10 étudiants qui se parlent avec des termes barbares..). J’ai eu une inflammation de la moelle épinière au niveau cervical.
Comment ? Pourquoi? Quand on ne sait pas trop on dit « c’est un virus ».

Une semaine d’hosto au rythme de Rolland Garros, kinésithérapie tous les jours et un coup de cortisone plus tard, me voilà sortie. Je n’ai pas pu passer mon bac de français en juin.
Mes copines vont danser tout l’été quand moi je dois réapprendre à marcher… (Et réviser pour septembre).

Quelques mois (années plus tard), à forces de contrôles, j’apprendrai qu’il s’agissait d’un épisode unique (on a écarté la SEP). J’ai eu mon bac, j’ai mis ça dans un coin de ma tête pour vivre comme mes copines une « vie d’ado ».
Dans mon malheur j’ai eu de la chance : je pouvais marcher (et faire pipi !). Mais toujours des troubles « invisibles » : fourmillements, troubles de l’équilibre, je me fatigue plus vite que les autres si je dois rester debout (fini les piétinages aux soldes…)… Et la peur constante que ça recommence.

Quand on est ado on est un peu bête : j’ai refusé de parler à quelqu’un à ce moment-là… Aujourd’hui j’ai quasiment tout récupéré physiquement. Encore quelques faiblesses à ma jambe, une fatigabilité supérieure à la norme, je fais pipi 30 fois par jours, mais je vis « normalement ».
La plus grande séquelle que je « trimballe » depuis est une angoisse terrible et une hypocondrie « maladive » j’aurai tendance à dire… Oui déraisonnée, excessive mais apparemment compréhensible…

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Selky est hypocondriaque

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu peur.

Peur de l’orage. A en pleurer de frousse, même plus grande, planquée dans les wawa, le walkman sur les oreilles, tous les volets fermés, ou la tête sous l’oreiller. Quand j’étais dehors je te laisse imaginer…
Peur d’un glissement de terrain qui emporterait notre immeuble à flanc de « semi montagne ». Peur des inondations. L’eau qui monte et qui nous emporte.
Peur de ne pas réussir : à l’école, les études, je me suis toujours mis une pression monstre.
Peur de ne pas trouver l’amour, puis de ne pas réussir à tomber enceinte, puis de ne pas être une bonne maman…
Peur de la mort. La plus grande peur que j’ai et dont je n’arrive à me défaire. La mienne est celle de mes proches.
Aujourd’hui encore elle me bouffe. Et elle m’empêche de dormir en ce moment de temps en temps., comme ça, sans prévenir…

131007 Selky_est_hypocondriaque

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Selky a l’hormone dans la peau

Coucou les Mamounettes.
Comme pour mon récit d’accouchement, les Papounets ne sont pas obligés de lire ce qui va suivre. On va parler contraception, ragnoufs, trucs de filles super glam…
Dans la rubrique « Selky teste« , j’aurais pu intituler cet article « Selky teste les moyens contraceptifs« ….
Pour moi ce n’est pas vraiment un sujet tabou, j’en parle « facilement » entre le fromage et le dessert #filleraffinéesortdececorps…

J’ai passé comme la plupart d’entre nous (je pense) plusieurs années d’ingestion quotidienne d’hormones.
Sur ma table de chevet, pour ne pas oublier, avant de me coucher… Pénible hein? Mais pratique y’a pas à dire…

J’accélère dans le temps – viouuuuu – tu as entendu le bruit de l’accélération? –

Me voilà Mamounette, et après Minimi j’en ai eu marre d’avaler la pilouze tous les jours, et marre aussi d’avaler des hormones tout court… Me voilà partie chez mon gygy préféré (Dr.House) et j’ai donc testé le régilait. (oui vous l’aurez compris si vous êtes nouvelle – je donne des surnoms à tout, même mon stérilet…). Le régilait au cuivre, sans hormones. Passés les premiers jours, je me suis habituée à mon nouvel ami ! Et je me suis aussi vite habituée à ne plus avoir à penser à prendre la pilouze. Chose plutôt confortable !!
Tout était donc presque parfait, trop parfait….

Là : tu t’imagines la musique de suspense dans les films d’horreur – tatatatatatata

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