Selky vaincra le voumi (ou pas)

Bonjour je m’appelle Carole et je suis hypocondriaque.
Et émétophobe. (A tes souhaits). Mais je me soigne.
D’aussi loin que je me souvienne (pas avant 3 ans comme dirait notre cher Michel Cymes d’Allo Docteur)(on a les références que l’on veut) : j’ai toujours été malade en voiture de type voumi. Sauf quand c’était mon Papi Louis qui conduisait. Aujourd’hui ça va un peu mieux. Disons que je ne voyage jamais derrière et que DD a intérêt à avoir le virage et l’accélération souple. Quant à mon dernier souvenir de gastro date d’il y a presque 10 ans à mes débuts de colocation avec DD. So charming.

Moi et la maladie

Quand mes petits bébés touts neufs ont mis petons en collectivité, j’ai commencé à sentir l’angoisse monter. J’appréhende le vomi de l’enfant comme la pire chose qui soit sur terre. (Non j’exagère à peine).
Pour moi c’est le summum de la maladie microbienne. Mon pire cauchemar.
La varicelle ? Pas de soucis je gère. Merde y a qu’un épisode ever.
La bronchite ? Pas rigolo mais chui parée et j’arrive à peu près à gérer.
L’avantage d’être hypocondriaque c’est que je suis au top des maladies, symptômes, traitements (et complications)(merci Docti). File moi un stéthoscope, une lumière à oreille et je te diagnostique cequetuveux.
Même la gastro je connais la théorie sur le bout du cuticule, signes de déshydratation inclus. Alors bien sûr quand on parle de voumi personne n’accours pour prêter main forte ou garder l’enfant… Mais y a des personnes que ça rebute moins que d’autres. Comme DD (grand bien lui fasse)(lui c’est le sang). Ou encore la maman de petit Luka « oh c’est rien le voumi on essuie et puis c’est tout« .
Euh comment dire… Non…

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Mes ptisQ, moi et le voumi

J’ai de la chance car mes monstres n’ont pas été des bébés baveurs, RGOeurs ni vomisseurs.
Oh j’ai bien eu 2 ou 3 bibs recrachés mais rien de méchant. En grandissant aussi, vraiment 3 fois rien. Juste un ou deux « voumi du repas par l’enfant fort fiévreux » mais j’ai presque toujours eu DD sous le coude pour gérer l’enfant… (et le « désencombrage des draps ». Oui parce qu’il faut bien se débarrasser du surplus avant lavage.)
Sache que quand il y a du voumi dans l’air je suis la pire égoïste qui soit. Je fuis. Parce que sinon je voumis à mon tour. Si DD est dans le coin je hurle l’interpelle « Doouudouuuuu il vouuuuumit ».
Et là je deviens la mèreindigne qui rassure de loin l’enfant nauséeux : « Penche toi ça va aller« . Et je file.
Bon en vrai j’assiste un peu pour le nettoyage. Mais le moins possible, c’est plus fort que moi.
Et si je suis seule à devoir gérer la situation dramatique : je suis ds la mouise…. je prends sur moi, je tiens les cheveux et regarde ailleurs, je me mets en mode apnée de survie. Et j’attends les secours (pour prendre le relais).

L’hiver et la maladie de l’enfant

L’hiver et la gastro venant : je suis en alerte maximale. Vigilance rouge.
Google m’aide à fabriquer un cocktail d’huiles essentielles préventives de la gastro (une goutte derrière l’oreille de l’enfant chaque matin).
Lavage de mains à s’en gercer les phalanges.
Gel hydroalcoolique par litres. « Ne tooouuuuuchheeeeee » à rien.
Du conseil avisé à  l’enfant « Si un copain voumit à l’école tu fuuuissss ».
L’armoire à pharmacie est prête aucazou : Nux vomica 79 ch, Vogalène, Smecta, Ultra Levure….
Mais malheureusement mes précautions si parfaites soient elles (reconnais-le que je suis au top quand même) n’empêchent pas l’enfant en collectivité de choper le mal.
Le malin.
Le diable de la maladie vomitive.
Qui évolue en 2 étapes (le fourbe) :

1. Le vomi intempestif

Oui car le vomi ne prévient pas chez l’enfant.
L’enfant est souvent nauséeux, fiévreux,  chouineur et n’arrive pas à déterminer où il a mal.
Ah si. Généralement « au ventre« . Un suppo de Doliprane, on cajole.
Jusqu’au drame qui survient sans prévenir.
Au mieux dans la cuvette si tu as un enfant parfait.
Au moins pire par terre.
Au pire dans le lit ou autre canapé non déhoussable (le plus souvent of course).
Là tu dois parer au plus pressé : 1. Rassurer l’enfant. 2. Le karcheriser doucher. 3. Lancer une machine et pleurer pour son canapé  (pas en 1er ça. Non interdit). 4. Aérer toussa.

2. Le vomi bassine

Une fois que la première tempête est passée il ne faut pas baisser la garde ni la vigilance.
Un deuxième assaut peut arriver n’importe quand. A tout moment !
En ce qui me concerne j’agis rapidement en 3 étapes : un vogalene au QQ de l’enfant et un sublingual pour moi (oui j’ai rapidement la nausée) – je drape lit et canapé de vieilles serviettes de bain – je dégaine la bassine. LA BASSINE. (le saladier pour faire les crêpes peut faire l’affaire, mais tu risques d’avoir du mal à refaire des crêpes dans le dedans).
Et là l’enfant ne fait plus un pas sans sa bassine. Surtout si je suis seule avec lui. Et je lui demande toutes les 30 secondes comment il se sent.
L’avantage de l’enfant qui grandit c’est qu’il arrive à exprimer la nausée verbalement « je sens que je vais vomir« . (Oui ça sent le vécu. Minimi a eu 18/20 en visage de bassine lors du dernier épisode de grippette vomitale).
L’enfant plus petit à du mal à anticiper la salve, il chouine mais peut vite oublier la bassine. (10/20 pour Tininy qui a trop bizouillé sa sœur la semaine passée).
Tu imagines mon état de stress nocturne. Vont ils se réveiller à temps ? Ne vont ils pas oublier the fucking bassine ? Le suspense est insoutenable et les nuits courtes. Béni soit DD le garde de nuit.

3 – Le voumi en transport.

Mais il existe un dernier voumi fourbe. Le voumi du mal des transports. Dans la voiture. Le pire du pire je crois. Pour plusieurs raisons :

  • Il prévient rarement celui-là ou rarement à temps.
  • S’il jamais il prévient, tu peux jamais t’arrêter car tu es dans une zone de virages loin de toute aire de chaînage généralement.
  • Tu ne dégaines jamais le sac à voumi à temps. NEVER.
  • Le sac à voumi ne vaut pas la bassine. L’enfant ne peut pas être malade + ouvrir le sac dans un ovale parfait pour viser. Impossible. Scientifiquement prouvé.
  • Les dommages collatéraux sont catastrophiques : habits, sièges autos, doudoux… que tu ne peux pas nettoyer en pleine cambrousse bien entendu.
  • Et l’odeur. .. l’odeur. ..Te pourrit le reste de ton voyage. (C’est le pire je crois. Le pire.) Et moi je passe le reste du voyage le nez hors de la fenêtre à faire le chien de femme accouchante pour pas voumir à mon tour. Je ne vous parlerai pas du voyage en bus scolaire (une médaille de plus pour les maikresses et atsem en période hivernale)(et le chauffeur de bus of course). Quand j’accompagne les sorties je fais en sorte d’éviter le bus. Et si bus il y a : je me mets devant et je respire ventralement.

J’avoue que je suis un peu fière de moi car je m’améliore en gestion de crise.
Je m’en passerai volontiers, mais si seulement on avait le choix.
J’ai lu avec beaucoup d’attention le chapitre sur le voumi du « Charme discret de l’intestin » qui m’a rappelé que cet acte libérateur était bien pensé pour expulser le mal qui s’est incrusté en soi. Le malin. Le diable. (C’est vrai que ça soulage).
Sans transition et comme dirait l’autre « quand je suis content je voumis« .

A vos corbeilles.
Selky

Merci à PAF le PAF qui m’a inspiré ce billet apocalyptique du jour.

5 réflexions sur “Selky vaincra le voumi (ou pas)

  1. Popote dit :

    Bon heureusement j’ai lu l’article après avoir mangé… 🙂
    Je n’ai jamais testé le vomi de l’enfant, mais celui du copain à 3h du matin (après que le copain en question m’ait lâchement abandonnée avec son vomi pour aller aux urgences pour cause de calcul rénaux), c’est pas mal non plus…
    Heureusement dans ces cas là mon cerveau se met en mode automatique, il ne réfléchi plus, seules mes mains agissent. Mais faut pas que ça revienne trop souvent quand même hein!

    • Selky dit :

      OUi j’avais pas prévenue que c’était pas très ragoutant…
      Bon en même temps le sujet n’est pas très festif ^^
      VOilà qand je suis seule je me mets en mode robot / apnée aussi, pas le choix !! Mais pinaise oui, le moins souvent possible pffff

  2. Sabrina dit :

    J’ai toujours été malade en voiture. Vomir est ma hantise. Petite j’ai vomi dans une voiture d’auto école. Mon beau père prenait une leçon et de mémoire il ne savait pas quoi faire de moi et m’a donc emmenée avec lui.
    Imagine la cata dans la voiture.
    De toutes façons mon beau-père était très con alors…

    • Selky dit :

      OMG oui j’imagine !!
      Sur instagram une « copine » racontait que sa fille était systématiquement malade en voiture. Habitant à Paris c’est souvent dans le taxi post train que ça arrive !!
      Du coup je lui ai demandé (pragmatique je suis) qui nettoyait dans ces cas là (!!). Elle m’a répondu qu’elle anticipait en lui mettant une veste sur les genoux ou autre. Mais qu’une fois ben…. raté. Ils étaient partis un peu en courant. J’imagine la gène… Pinaise !!La cocculine est mon amie moi…

  3. Thurman Remkus dit :

    Ton article me fait chaud au cœur. J ai eu 30 ans en mai et il y a un mois j ai appris que j avais un cancer du sein Je suis française mais je vis au Québec et ce n est pas facile loin de sa famille Tu es très courage et je remercie d avoir partager ton parcours. Becs de Montréal ??

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