Selky s’interroge sur la limite moqueries / harcèlement scolaire

Ce soir je m’interroge…
Où est la limite entre moqueries et harcèlement scolaire ?
A quel moment bascule-t-on de la simple chamaillerie à la moquerie qui elle se transforme en réel harcèlement ?
Le site internet « Non au harcèlement » donne cette définition du harcèlement :

« Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

Les 3 caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :

La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.
La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre. »

Sur le papier c’est plutôt clair et précis.
Mais en pratique :

Quand doit-on s’inquiéter, s’alarmer, intervenir ?
A partir de quand. A quel moment ?
Qui quoi comment ? Où quand pourquoi ? (Je m’emporte).

Qui doit-on interpeller : l’enfant moqueur en question ? Ses parents ? La maîtresse ?

(Ne vous affolez pas ô lecteurs nous n’en sommes pas au stade ultime mais je préfère me poser les questions….).
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Au bout de combien de soirs en pleurs doit-on intervenir ?
Ça ce compte en quoi ?
En quantité de larmes versées ?
De kleenex froissés jetés sous le lit ?
En nombre d’heures passées à être en mode dragon colérique et triste, sans oser et avoir honte d’expliquer pourquoi à ses parents, puis exploser à 20h02 au moment de dormir ?
En nombre de minutes passées à pleurer au lieu de s’endormir ?
Ou alors en nombre de moqueries « subies »?
Il faut les compter sur un cahier et pointer à la police de la moquerie ?
La violence morale n’est pas « visible », ni quantifiable comme la violence physique (bien que…)
Alors : qu’en est elle ?
Quand commence-t-elle ?
Quand cela touche le physique ?
Une différence physique ?
Un simple trait de caractère ?
Un appareil dentaire ou des oreilles décollées ou un nez pointu ?
Bourdeldenouillesquoi…
Les enfants ne sont pas tendres entre eux.
Ils sont moqueurs. Bruts. Sans filtres. Directs.
Et ne se rendent pas forcément compte du mal que leurs petites paroles ou réflexions peuvent faire.
Encore plus sur un enfant zébré hypersensible qui manque de confiance en soi.
Doit-on laisser son enfant subir certaines « petites » moqueries sous prétexte qu’il doit s’endurcir ?
Qu’il doit se préparer à affronter la vie si dure et pleine d’épreuves qui les attend ?
L’enfant va t il passer pour un « chouineur rapporteur » s’il s’en plaint à sa maîtresse ?
Doit on lui apprendre à « se défendre » en « répondant » à son tour ?
Fera-t-on de son enfant une petite personne « sur protégée » si l’on intervient ? Ne va-t-il pas subir encore plus de moqueries ou remarques en retour ? Oh le cafteur t’es rien qu’un rapporteur…
Les parents sont ils prêts à entendre des remarques et mini plaintes du type « tu peux dire à ton fils /ta fille de laisser tranquille le mien / la mienne car ce qu’il/elle lui dit la/le blesse ? ». Sans procès d’intention mais simple intelligence d’adultes quitte à en discuter aussi avec les enfants en question ?
Enfin j’imagine que dans un monde parfait ça se passerait comme ça ?
On parle beaucoup à la maison. On anticipe. On prévient. Tu peux tout nous dire. Ce que disent les autres tu t’en fous. Ne laisse personne te dire que t’es nulle. Tu es parfaite comme tu es. Tu es la meilleure forme de toi et pour rien au monde on n’aimerait que tu sois différente. Valorisation. Respect. Tolérance. Paroles. On essaye de les parer au mieux. Tentative de remplissage de la jauge de confiance en soi pour partir avec un taux maximal…
On donne même des ptites répliques en cas de joutes verbales. L’important c’est pas d’être grand mais de toucher par terre. Ouais j’ai ptet des bagues (aux dents) mais quand toi t’en auras les miennes je les aurais plus moi. Ouais ben moi je préfère avoir des bagues que d’être bête et méchant.
Est ce aussi néfaste de lui apprendre à se « défendre » verbalement ?
Est ce méchant de répliquer comme ça ?
Cela ne va t il pas alimenter les chamailleries et donner du grain à moudre ?
Honnêtement j’en sais rien.
Mes enfants ne sont pas « méchants » mais ne sont pas non plus des anges. Ce sont des enfants. Ils se disputent comme tous les enfants. Pour des broutilles. Comme tous les enfants.
Mais…. cette fameuse limite est pour moi difficile à définir.
Qu’il est lourd ce terme « harcèlement scolaire ».
C’est violent un harcèlement. Ça renvoie à des choses tellement mauvaises…
Je ne vais pas re re repéter mes questionnements car je pense les avoir tous listés.
J’avoue être un peu perdue.
Encore un challenge de parent auquel on n’est pas forcément préparé ni armé.
À nous de trouver la limite ?
Où place-t-on le curseur de l’acceptable à ne pas franchir ?

Si vous avez conseils ou témoignages… mon cogitage et mes insomnies vous remercient.

Selky vous salue bien.

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