Selky écrit à son Papi et sa Manine…

Mon Papi, Ma Manine,

Mon Papi, ma Manine, ces souvenirs vont et viennent dans ma tête, il faut que je les pose ; que quelque part je les jette. Pour ne pas oublier, jamais, ces moments passés à vos côtés. J’ai grandi avec vous. Mon Papi, ma Manine, moi c’est « Cagaroulette », votre petite fille, la toute dernière. J’avais besoin de laisser une trace, un retour en arrière.

Vous faites partie de moi, à tout jamais. Je vous aimais, vous aime et vous aimerai.

Pour moi, Papi et Manine c’est tout ce qui suit.

Je ferme les yeux, mon cœur se gonfle, c’est parti.

Ça se mélange dans ma tête, les souvenirs vont et viennent, dans le désordre, mon récit le sera aussi.

Papi et Manine, c’est tout ça :

Un Papi, une Mamie, toujours là pour nous, aimants, câlinants, adorants, rassurants, protecteurs. Des parents qui aiment leurs enfants, et se font du souci, toujours, pour eux. Des cousins et amis, qui sont toujours là pour les autres, quoi qu’il arrive, accueillants… Un couple amoureux, encore et toujours, se tenant la main et se câlinant tendrement encore aujourd’hui après 70 ans de mariage.

94 et 96 ans..

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Les journées au Pont Juvénal, c’est mon enfance, les vacances.

La petite allée de gauche jusqu’au jardin de derrière, et celle de droite jusqu’aux voisins les « Bruels », sont bordées de rosiers taillés avec soin. Leurs roses sentaient si bons, elles trônaient souvent sur la table. Le portail orange que F a enjambé plus d’une fois au grand désarroi de Papi. La petite pente jusqu’au garage, que l’on montait bambin avec le petit camion rouge. Les coquillages sur le muret. Les graviers de derrière. Les paillassons, les rideaux à franges bicolores aux portes de devant et derrière.

Les matins : J’ai dormi dans la chambre des garçons, dans le lit superposé du bas. Je me lève, Papi est déjà revenu de sa virée dans le quartier, son béret enfoncé sur la tête, Midi Libre et baguette sous le coude, des croissants frais dans un sachet. Manine a déjà préparé la tablée : l’odeur du pain grillé me met en appétit. Ce grille pain il était bien : noir, avec les grilles qu’on rabaisse, il faut bien surveiller pour pas que ça brûle. Et c’est parti pour les tartines, le jus d’orange pressé, LE petit déjeuner. T’as assez mangé ma chérie, oui Manine, oui Papi.

Les repas. Ici de l’appétit il ne faut pas manquer. J’entends le gros couteau qui tranche le pain, sur le « ramasse miettes » en bois que Papi a fait, il en a fait plein pour la famille. Il bricole mon Papi, il a les mains dures et un peu râpeuses. A table ! Moi je suis toujours assise à côté de mon Papi, c’est comme ça.

L’apéritif, ça sera une Suze pour Manine, et un Martini ou un Muscat pour Papi s’il vous plaît, avec des petits gâteaux apéros.

Des radis, que Papi m’aura précautionneusement épluchés, préparés, parfois en forme de requin même et il aura mis du beurre dedans, du sel, du pain : que c’est bon.

Du saucisson : en tranches très fines sinon ça va pas.

Du taboulet, avec des œufs durs, des tomates, des cœurs de palmiers en entrée, au cas où on n’aurait pas assez à manger.

Le rôti. Papi et Manine sont dans la cuisine, on entend le couteau qui s’approche un peu trop près du plat, on guette, on est à l’affût, ça y est il a « morflé » le plat, comme à chaque fois !!

La saucisse et les merguez de l’avenue de Toulouse, car c’était là-bas les meilleures.

Les grillades au barbecue avec les sarments ramassés à l’automne et empilés comme il faut à côté du grillage.

La saucière côté jus maigre, côté jus gras, avec la soucoupe pour la reposer, sinon ça tache la nappe. Mais « y’a le « bullegum » Papi dessous !! »

La purée de Papi et Manine. C’est une institution, de l’épluchage à deux, puis le moulin à légumes en fer, et le tour de main de Papi et Manine, ça c’est sûr, car moi ma purée elle est jamais aussi bonne. Alors je le veux ton presse-purée Manine, dis : tu veux bien me le donner ? Que j’essaye de faire de la bonne purée comme toi Manine ?

Les œufs à la coque avec les mouillettes, que Papi il est le seul à les faire aussi fines et bien beurrées que pour moi.

Les pommes de terre au four, toutes petites, un peu de beurre et au four….avec la salade.

Le plateau de fromage, toujours, et ce fichu plateau du « rrrroqueforrrt » (oui Manine elle roule les rrrrrr) qui glisse tout le temps.

La tarte aux pommes de Manine, y’a rien de plus à dire, c’est sa tarte aux pommes, miam.

Les noix que Papi me casse avec ses mains, même qu’il en prend deux et les casse l’une contre l’autre.

Le café, toujours avec un carré de chocolat, puis deux…Parce que Papi s’il mange ben c’est parce qu’il est fatigué vous comprenez… il est gourmand ce Papi.

Le digestif, et un petit sucre trempé dedans pour ma cousine S !!

Et le soir, un petit esquimau glacé, dehors quand il fait chaud, devant le garage, oui là, au frais sur les chaises blanches.

Les « resservez-vous, ça va se jeter », et « encore une cuillère pour ceuxxxxx qui en veulent ».

Le béret de Papi, sa sacoche en cuir, sa petite bourse pour la monnaie, son couteau suisse dans la poche avec son petit ciseau qui se replie dans sa pochette en cuir. Son jogging bleu qu’il remonte jusqu’au dessus du ventre, ses orteils tout tordus, son odeur d’après rasage, le bruit des couteaux qu’il aiguise avant de découper la viande.

Manine : ses robes fleuries, ses bas, ses blouses bleues ou roses, sa mise en pli avec ses petites barrettes, son parfum d’Estée Lauder, toujours le même, ses boucles d’oreilles en or, toujours les mêmes aussi, des petites créoles, et la croix à son pendentif avec laquelle je la surprenais entrain de se gratter les oreilles.

Les parties de « petit rami » ou de dames avec Manine, et que même elle me laissait gagner car après elle me donnait une petite pièce pour m’acheter des bonbons !

Les histoires que Papi nous raconte pendant les repas, encore et toujours : enfant quand il gardait les moutons, la rencontre avec Manine, les chaussures qu’elle laissait à sa fenêtre le soir pour qu’il vienne la voir, son travail au PTT, la guerre, les brûlures sur ses bras, la peau prise sur ses cuisses, les cicatrices…

Les appels téléphoniques : un rituel, avec vous deux en duo. Et ce petit carnet d’adresse noir à côté du téléphone, que Papi mettait à jour tous les ans, avec son petit crayon à Papier.

Et les « trois coups » qu’il fallait faire sonner quand on rentrait à la maison.

Les « Feux de l’amour » après manger sur le canapé, que même si on a raté hier c’est pas grave, Manine elle nous explique. Papi parfois il s’endormait sur son fauteuil. Puis le soir « Question pour un champion » pour Papi, et après les informations régionales sur France 3, et si on parlait trop fort, Papi nous rappelait à  l’ordre « oh mais on entend rien, ça suffit ».

Les « bougre de cul » à mon frère F quand il faisait des bêtises, car parfois il cafouillait F, mais il « avait pas fait exprès »…. Comme la fois ou en sautant du lit superposé, il s’est rattrapé au lustre et l’a cassé… Mais F c’est le chouchou de Manine, c’est son « Fabinou ».

Les parties de bataille d’eau lors des repas dehors, même que Papi parfois il participait de bon cœur, et parfois il râlait qu’on mouillait tout et que ça allait « dégénérer », et Manine elle riait de nous voir nous amuser…..

La ZX de Papi, toujours propre, avec dans le rétroviseur la carte de France avec tous les départements que j’avais dessiné petite, même que Manine elle les connaissait tous les départements, sans se tromper. Et le petit cheval en rotin avec son écharpe rouge qu’il mettait toujours devant lui, lui aussi c’est moi qui l’avais fait, et il était toujours là. Il est où ce cheval ?

Les trajets en voiture, avec Papi au volant, toujours, car moi j’étais jamais malade avec Papi pour descendre pour les vacances à Montpellier, et rien qu’avec lui. Et derrière y’ avait Manine au milieu, un oreiller sur les genoux, moi d’un côté, F de l’autre, et on dormait comme ça pendant le trajet.

Les arrêts pipi–pique nique sur les aires au bord de la route, et même y’avait une nappe. Et Manine elle avait préparé des sandwiches, avec des chips, et des bouteilles d’eau quelle emballait dans du papier journal, et un sac plastique autour, pour que ça se garde au frais.

Les voyages dans les Alpes où c’est Papi qui conduisait, et on s’arrêtait à l’aire du « bon gros Louis » pour manger, parce que c’est comme Louis !

Les repas « Moule Frites » à Léon de Bruxelles, parce qu’ils aimaient ça tous les 2, et qu’il n’y en avait jamais assez pour Papi des moules !!

Les petits mots rien qu’à eux : le « zlip » de Papi, le « tchekup » avec les frites, le « cop-corn » au cinéma….

Les voisins : les Bruels, madame Verdelan, la dame à l’escargot, Maryse, les petites jumelles…. Et j’en oublie.

Les balançoires que Papi nous installait au portique : une jaune, une rouge, et c’est parti on se balance, on fait des figures avec S, on change de l’une à l’autre, puis on s’envole, le plus haut possible. C’est au tour de F, et oui je dois laisser les grands : qui va toucher le mûrier platane avec son pied ? « Et doucement, mon gravier !!! » râlait Papi quand nos pieds traînaient trop et soulevaient la terre.

Les cabanes et les spectacles improvisés sous la table du jardin avec F et S.

Les bains qu’on prenait tous les trois, faisant des batailles d’eau avec les pipettes de Tanakan de Papi, et l’eau qu’on jetait par-dessus le petit muret, zou sur la tête de Sophie qui faisait pipi… et ça bardait car on avait mis de l’eau partout !!!

La chasse d’eau des WC qu’il fallait tirer doucement !!! Et un coup de Brize en partant !

Manine qui étend son linge sur les cordes du jardin.

Papi qui jardine, qui remue la terre, puis bêche, ratisse, creuse, plante les graines de radis, les semis de salade, les plants de tomates « cœur de bœuf », les aubergines, les haricots verts certifiés « sans fils ». Il l’aime son jardin, il en prend soin,  il parle à ses tomates, rattache une ficelle car elles ont grandi. Il fait si chaud, il les arrosera ce soir, avec son arrosoir vert qu’il remplira dans son bac, avec le tuyau noir. Et quand il n’est pas là, il faut qu’on aille l’arroser.

Les petites croix, pour panser tous les maux, les mots de tête des grands allongés sur ses genoux, le zona de la voisine, les brûlures de l’ami d’un cousin, qui aura envoyé une photo de lui, car Manine elle éteint le feu. Et moi je la regardais, elle si concentrée, les yeux fermés et j’essayais toujours de déchiffrer sa « formule magique ». Et j’avais cru comprendre une petite phrase : « j’éteint le feu »…. Je n’en saurai pas plus, c’est à ses enfants qu’elle donnera son don, le plus tard possible.

Manine qui reprise les chaussettes trouées, assise au bout du canapé pour avoir le jour, avec sa jolie boîte à couture en bois, qui s’ouvre des deux côtés et qui fait des escaliers. Dis Manine, tu me la donneras ta boîte à couture ? Et même elle reprisait mon chien doudou que j’avais tellement câliné qu’il en était troué.

Manine qui repasse, même les mouchoirs, les serviettes de table, les draps, tout, et même que personne ne repasse comme elle le faisait Manine.

Manine qui tricote des petites chaussettes, mes « poupous », dix qu’il y en avait ou plus je ne sais plus, et je les comptais tous les soirs, il fallait qu’ils y soient tous, sinon ça n’allait pas, et c’était encore mieux s’ils étaient réchauffés sur le radiateur. Et même que mes enfants ils ont un « poupou » eux aussi maintenant, je l’ai gardé ce nom.

Papi qui bricole dans son établi, là bas au fond du jardin, il sentait bon le bois son établi, avec tous ses outils, ses petites boîtes, tout ça. Il bricolait Papi, il aimait ça, il m’avait fait un lit pour mon Kiki, et Manine elle avait fait les draps. Et aussi des « ramasse-miettes » pour couper le pain. Et même que mon grand cousin il l’a récupéré son établi à Papi, il y tenait, et ça c’est chouette.

Papi qui bricole, c’est un Papi qui fait une moue spéciale quand il est concentré, il rentre et ressort sa lèvre du bas et ça y a que lui qui le fait.

Les câlins qu’ils se faisaient, se font toujours, car ils s’aiment fort ces deux- là, et se le montrent tous les jours. Des gestes tendres, des caresses, des petits bisous, des « ma petite femme » et « mon homme » et tous les deux main dans la main sur le canapé, tout le temps, toujours.

Les repas d’anniversaire de mariage, car tous les deux ça fait plus de soixante ans qu’ils sont mariés, ça en fait un bail !! Alors toute la famille est là : les enfants, les petits enfants puis arrière petits enfants, et les cousins P et M et on fait la fête et on mange.

Les Noël. La crèche d’abord, sur la desserte là-bas dans l’entrée, avec le papier marron, tout le monde est là sauf le petit Jésus qui n’arrivera que le soir de Noël. Et il y a même une bougie rouge dedans. Les guirlandes, Papi il monte sur sa chaise pour les mettre au plafond, de chaque coin du salon  jusqu’au lustre : c’est joli. Et les boules, suspendues à ce fameux lustre, qu’on aura tendance à trop cogner lors des repas (quand ils auront le dos tourné, sinon ça gronde !!!) Le sapin, dans le coin à côté de la fenêtre, avec ses boules et ses guirlandes et l’étoile que j’ai décoré petite. L’attente du Papa Noël, un tour de voiture avec GG pour aller voir les décorations en ville. La messe de minuit. Les fruits déguisés, y’en avait toujours, ils les avaient préparé avec amour pour nous tous, des noix pour moi, j’aime pas les dattes ni les figues. Ah ces fruits déguisés, ils me manquent.

Les bouquets de fleurs sur la table du salon, avec un petit napperon dessous, toujours.

Et encore d’autres de souvenirs que j’oublie, qui reviendront demain ou avec le temps…

Et puis un jour, Papi a mal à l’estomac, trop mal, c’est la clinique, le cœur a tremblé. Manine est perdue sans toi « il est où mon mari ??» elle répétera sans cesse. Et toi sans elle aussi. Moi enceinte de Tinyni, je viens te voir, je craque, que t’es-t-il arrivé Papi, te voir ainsi affaibli dans ton lit, c’est trop dur…. Puis la maison de repos et maintenant la maison de retraite pour vous deux, la « petite maison » comme je dis à Minimi. Vous là-bas, dans votre nouvelle « chambre ». Vous ensemble, heureusement. Elle est belle votre chambre, il y a des photos de tous ceux qui vous aiment et que vous aimez.

Les visites. Vos enfants, qui sont là pour vous, tous les deux jours. Ils se relèvent, vos deux fils et votre fille, et leurs moitiés aussi. Chacun à leur manière, chacun leur tour, ils égaillent vos journées, vous êtes si contents de les voir. Moi, je ne viens pas aussi souvent que je le devrais, qu’il le faudrait… C’est dur de venir là-bas, je pleure dans la voiture à l’aller car j’ai peur de « comment vous serez », et au retour car « c’était dur de vous voir comme ça ». Vous n’êtes plus pareils qu’avant, je vous sens perdus, ça me fait mal de vous voir comme ça, mon Papi et ma Manine.

« Kro, ah c’est toi, ma fille, je t’aime ! » et puis « Ah c’est toi ma gentille cousine, merci d’être venue me voir, je t’aime » quelques minutes plus tard. Un regard à mon papa. Mon cœur se serre. Ne pleure pas Kro, Minimi est là, elle ne comprendrait pas. « Oui c’est moi Manine, Kro, ta petite fille, la dernière ; tu te rappelles ?? ».

Tu as maigri Manine, ta jupe tombe, ta fille l’a resserrée. Vos yeux n’ont plus leur étincelle d’avant, je vous sens perdus , c’est dur de vous savoir là-bas. Vous ne marchez plus très bien, ces fichus fauteuils….Papi tu restes allongé parfois… J’ai du mal de te voir souffrir.

Parfois vous êtes bien : Manine tu chantes « petit papa noël » avec Minimi et tes yeux brillent à nouveau. Papi, un petit chocolat ? Encore un ? Ah ça fait plaisir de te voir t’ « empiffrer ».

Moi je veux garder les bons souvenirs, alors je fuis un peu ceux-là. C’est lâche. Car vous êtes contents de voir du monde, mais moi vous-vous rappelez bien de moi ? Kro ? Et eux, DD, Minimi, Tinyni, vous les reconnaissez ? C’est ma famille maintenant, je suis maman !

Je voudrai bien rester enfant par moments, ne pas souffrir de vous voir vieillir.

Je redoute demain, il ne faut pas en parler, il ne faut pas y penser. Mais moi j’y pense, trop peut-être. Car moi ça me fait peur la mort. Je ne connais pas vraiment ça. J’ai perdu que mon autre Papi, et la mamie de DD. C’est dur. Le cœur qui pleure, les yeux qui coulent. J’étais enceinte de Tinyni, Minimi était petite, elle n’a pas su. Mais là comment je vais faire moi pour gérer ça ? « Maman pourquoi tu pleures ? Pourquoi t’es triste ? Ils sont où Papi et Manine ? » Que vais-je lui dire moi ? Je ne sais pas ! Et moi, qui va me consoler ? Tout le monde aura sa peine à gérer ! Et le Pont Juvénal, que va-t-il devenir ? Il est déjà vide sans vous, je ne veux pas imaginer des rires étrangers dedans, d’autres voitures garées devant…

Non décidément, il ne faut pas y penser. Mais je ne peux pas m’en empêcher, parfois, souvent, la nuit quand mes yeux ne veulent pas se fermer. Alors j’ai eu envie de tout noter, tout ce dont je veux me rappeler. Mes souvenirs, ceux que je veux garder. Au fond de mon cœur de petite fille qui aime son Papi et sa Manine, mais qui ne veut pas grandir, qui ne veut pas les voir tant vieillir.

Cagaroulette

8 réflexions sur “Selky écrit à son Papi et sa Manine…

  1. Maëline/PetitesCrapules dit :

    Whaou. Touchée, voilà. Tu fais remonter en moi des tas de souvenirs, aussi. L’espace d’un instant en te lisant, je suis remontée dans le temps… Un peu avec toi, un peu avec eux. Savoure tout, chaque moment. Bises !

    • Selky dit :

      Merci à toi. J’avais besoin d’écrire tout ça…
      Ma manine s’est éteinte hier… C’est dur dur…
      Bises

  2. Carole Nipette dit :

    Que de jolis souvenirs, c’est chouette que tu aies mis ça par écrit… une de mes grandes peines c’est l’absence de grand mère pour ma fille, une vraie richesse de l’enfance et plus…

    • Selky dit :

      Oh oui, désolée pour ta puce et donc pour toi qui n’a plus de maman (et ton mari aussi … 🙁 )
      Oui c’est bien les grands parents, ça crée tellement de souvenirs dans le cœur !!!!!!!!!

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